Toscane

Quatre voyages, des photos par centaines, j'ai pioché dans tous ces souvenirs pour vous raconter "ma" Toscane...

Le mythe toscan

La Toscane est un mythe.

Mythe dans le sens où tout le monde en rêve. Mythe dans le sens où beaucoup en ont une fausse image.

Comme d’habitude, je vais essayer de vous montrer « ma » Toscane, en démêlant mythes et réalités.

Alors bien sûr, le mythe toscan, c'est les incontournables collines bordées de cyprès…


Environs de Fiesole

… mais la réalité toscane, c'est aussi la chaleur…


Août 2005, 2h d'attente devant le musée de l'Académie, 40° à l'ombre...

…et la foule!


Florence, avril 2006

A partir du mois de mars, et toute l’année pour Florence, il y a un monde incroyable sur les routes et dans les villes de la région. La Toscane est avec Venise la première destination des touristes étrangers en Italie.

Enfin, dernière réalité que les routards doivent connaître avant de s’aventurer gaiement dans les collines toscanes : la faible densité du réseau ferré.

C’est justement ce relief qu’on aime tant qui explique la difficulté technique de construire des lignes de chemin de fer entre tous les petits villages, comme il en existe autour de Bologne, en Emilie-Romagne. Si l’on n’est pas motorisé, on doit se cantonner aux grandes villes.

Les photos qui suivent sont un « best of » de quatre voyages différents, réalisés entre juillet 2002 et avril 2006. Par chance, deux de ces voyages ont été effectué en voiture, ce qui m’a permis de sortir un peu des sentiers battus.


Environs de Vinci

Je précise que les photos de 2002 sont des scans de photos papiers, ce qui explique leur plus faible qualité.

L’itinéraire toscan que je vous propose n’a rien d’extraordinaire. Il commence par l’inévitable – et l’incomparable – Florence, et il suit un parcours aussi logique que possible.

Une carte s’impose pour plus de lisibilité…


Florence / Firenze

Avec Rome, Venise, et Naples, Florence est incontestablement l’une des villes les plus connues d’Italie. Donc une des plus courues.

Je ne me lasserai jamais de le répéter, tant j’en ai souffert, les touristes ont complètement envahi la ville de Michel-Ange et des Médicis. C’est le cas toute l’année, mais l’été s’avère particulièrement insupportable, car il faut systématiquement faire la queue (musées, monuments, etc.). J’ai d’ailleurs pu observer, à mes dépends, que la situation tend à s’empirer avec l’arrivée des touristes chinois. Peu présents lors de mon premier passage en 2002, ils constituaient une bonne moitié des files d’attentes en 2006.

De plus, en été les températures frisent souvent les 40° (et contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, Florence n’est pas du tout au bord de la mer !). Il faut donc partir à Florence avec une bonne dose de courage.

Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. Cette ville est absolument superbe, et il y flotte comme un parfum d’éternité. Capitale mondiale de la Renaissance, Florence charme forcément.

Alors comme d’habitude, commençons par les conseils pratiques. Pour les routards que vous êtes peut-être, sachez que Florence dispose d’un camping on ne peut plus « pratique » (ça tombe bien), puisque situé dans la ville même, sur une petite colline. Il s’agit du camping Michelangelo (photo ci-dessous).

Alors évidemment sa situation privilégiée fait qu’il est pris d’assaut, surtout en été. Comme les réservations sont impossibles, il faut arriver avant 11h pour espérer avoir une place.

Je parle bien de place, et non d’emplacement, car si vous avez une tente, on raisonne en terme de meilleure rentabilité du terrain possible, autrement dit : on entasse.

Les nuits sont généralement courtes à cause de la boîte de nuit qui surplombe le camping et qui diffuse joyeusement de la musique toute la nuit !

Mais franchement sa situation en fait un point de départ idéal pour visiter Florence tôt, le meilleur moment pour éviter foules et grosses chaleurs.

En sortant du camping et en remontant légèrement sur la droite, on accède à la Piazzale Michelangelo, d’où le panorama sur la ville est magnifique. Le soir, en amoureux, c’est magique…


Les deux plus célèbres vues de Florence: le Ponte Vecchio et le Duomo.

Ensuite on redescend par une espèce de parc public très sympa, au pied duquel se trouve une tour.


Cette tour indique l’emplacement de l’ancien mur d’enceinte de la ville

Pour arriver au centre ville, il faut marcher – une dizaine de minutes – au bord de l’Arno, le fleuve qui traverse Florence.


L'Arno

C’est quelques ponts plus loin que vous verrez se profiler le premier monument, et sans doute le plus connu, de Florence : le Ponte Vecchio. De jour comme de nuit, ce pont mérite forcément le détour.


Le Ponte Vecchio

Après la pause photo sur le pont, il est grand temps de vous engouffrer dans la ville. Le passage incontournable est la « cour » formée par les trois ailes du musée des Offices.

A propos, quelques mots sur ce musée. C’est un des plus grands et plus connus musée au monde. Il faut absolument réserver sa place avant de venir, sinon vous ne vous en tirerez pas à moins de 2h de queue (il y a un quota de personnes autorisées à visiter dans le musée en même temps, quand le nombre est atteint, il faut attendre les sorties pour pouvoir entrer… c’est interminable !).

Heureusement l’attente est récompensée. A l’intérieur, rien que des chefs d’œuvre : du Botticelli, du Leonard de Vinci, du Michel-Ange en veux-tu ? En voilà !






Après la « cour » des Offices, on arrive sur la place centrale de la ville, la piazza della Signoria.


Là, trônent fièrement la fontaîne du Neptune (photo de gauche), et le Palazzo Vecchio (photo de droite)

Ce dernier se visite (sympa, mais terriblement long !!).

Devant le Palazzo Vecchio, on peut admirer la copie du célébrissime David de Michel-Ange (photo de gauche, scan d'une photo papier de 2002). On trouve des copies de ce David un peu partout dans la ville (exemple avec la copie de la Piazzale Michelangelo, photo de droite). L’original se trouve au musée de l’Académie.



Un mot sur le musée de l'Académie…

Je l’ai visité alors que j’encadrais une colonie de vacances en Italie. 2h d’attente en plein soleil, on a dû payer plein tarif pour les 13 jeunes que l’on encadrait car leurs cartes d’identité étaient restées au camping (ils avaient 17 ans et en faisaient visiblement plus de 28), et le musée se résume quasiment à la statut de David.

Je vous laisse juger par vous-même…






Environs du musée de l'Académie


L’autre monument incontournable de Florence, c’est le Dôme.

« Dôme » au sens italien : la cathédrale principale d’une ville (son nom est Santa Maria del Fiore),
« Dôme » au sens français : le toit arrondi et surélevé au dessus de la coupole.

Tous deux sont à couper le souffle.

La cathédrale pour sa façade, le dôme pour ses dimensions (91 mètres de hauteur sur 45 mètres de diamètre).





La cathédrale Santa Maria del Fiore est la 4ème plus grande église d'Europe, après St Pierre de Rome, St Paul de Londres, et le dôme de Milan.


La nef et la coupole de Santa Maria delle Fiore


Dehors, en face du Duomo, se trouve le baptistère.


A gauche, le baptistère (photo récupérée sur Internet), à droite, la copie de la fameuse Porte du Paradis, dont les panneaux avaient été emportés par les innondations dramatiques de 1966 (les originaux ont été restaurés et sont aujourd'hui dans un musée)

Du dôme, la vue sur Florence est imprenable.

Photo de gauche (scan, 2002) l'église Santa Croce et la piazzale Michelangelo
Photo de droite (avril 2006) le Palazzo Vecchio et la piazza della Signoria

Il y a tellement de choses à voir à Florence, que je ne peux pas entrer systématiquement dans les détails.

Voici quelques photos qui, je l’espère, vous rappelleront, ou vous feront goûter à l’atmosphère florentine.





Pour moi, le plus bel endroit de Florence se situe… en dehors de Florence. Plus exactement, autour de Florence, sur les collines environnantes.

A deux reprises (en 2002 et 2005), je me suis aventuré sur ces collines où de magnifiques demeures se cachent dans les oliviers et les cyprès. Les deux fois c’était sous la pluie.

Et bien même sous la pluie… quel charme, quel tranquillité, et plus prosaïquement, quelles vues sur Florence !

Quelques photos pour vous emmener dans ces collines…




Tout en haut de la colline, se trouve la magnifique église de San Miniato al Monte. Prenez le temps de grimper jusque-là à pied, vous ne serez pas déçus du voyage...


A gauche, San Miniato al Monte vue des rives de l'Arno, à droite la façade


L'intérieur est splendide

Et puis d'en haut, la vue sur Florence est magnifique...


... quand il ne pleut pas!

Mais déjà il est grand temps de redescendre, d'autres visites toscanes nous attendent!



Il y a bien d'autres monuments et clichés de Florence dont je n'ai pas parlé ici. Mon objectif n'est de toute façon pas de remplacer les guides touristiques.

J'espère simplement vous avoir donné envie de (re)passer quelques jours à Florence. Vous l'aurez compris le conseil absolu que je peux donner à ceux qui souhaitent s'y rendre, c'est d'éviter les périodes les plus touristiques (Pâques et l'été) en raison de la chaleur et du monde.

Vite, vite, la suite du voyage!


Vinci


A quelques encablures de Florence, et pourtant paumé en pleine campagne, sortez des sentiers battus et allez vous perdre dans le petit village de Vinci.


Vinci ressemble à tous les petits villages de la région, avec sa petite église et ses petits passages couverts adorables...

Mais on vient à Vinci, vous l'aurez sûrement compris, pour marcher sur les traces de l'enfant prodige du pays, le célébrissime Léonard ("de Vinci", justement).




Figurez-vous que c'est dans cette petite bicoque sans prétention qu'est né en 1452 un des plus grand génie de tous les temps.


Cette région est absolument magnifique. Et, miracle toscan, il n'y a - encore - quasiment aucun touriste à Vinci.

Comment, vous n'y êtes pas encore?

Lucques / Lucca

Ce qui frappe en arrivant à Lucques, ce sont les murailles qui encerclent la ville.

Ces fortifications d'époque Renaissance sont intactes, et semblent avoir protégé la ville de la modernité, et de l'invasion touristique. Mais pour combien de temps?










Les remparts sont le lieu de promenade fétiche des "lucchesi" (habitants de Lucques)

Lucques ne se visite pas, elle s'explore. Il faut s'enfoncer dans la ville, ne pas hésiter à se perdre, et avec un peu de chance, au détour d'une ruelle, vous tomberez sur...



La cathédrale San Martino (en plein contre-jour...) et son mystérieux labyrinthe (photo Internet)


Les églises San Frediano (à gauche) et San Michele in Foro (à droite)


Un des incontournables de Lucques est sans doute la Tour Guinigi. Haute de 44 mètres, elle a la particularité d'avoir 7 chênes verts plantés à son sommet.


Du sommet, le panorama sur la ville est imprenable.


On aperçoit même la fameuse place Amphithéâtre, autre endroit incontournable de Lucques, une place toute ronde qui doit sa forme à l'antique amphithéâtre romain présent à cet endroit à l'origine.



J'aime beaucoup le charme et la tranquililté de Lucques.

C'est une assez petite ville, et une demi-journée suffit amplement pour la parcourir.

De plus, elle est encore relativement épargnée par les touristes.

Mais on la trouve aujourd'hui sur tous les guides, et comme à Florence, j'ai pu constater une évolution significative de la fréquentation entre 2002 et 2006...

Donc dépêchez-vous!



Avril 2006, un "luccheso" tiré de son sommeil!


A noter que les environs de Lucca sont absolument magnifiques.



A gauche, le pont de la Maddalena, sur la route qui mène jusqu'au petit village thermal de Bagni di Lucca, à droite

Pise / Pisa

Ce n'est un secret pour personne, on vient à Pise pour sa Tour.

Cette tour penchée est célèbrissime. Même si, entre nous, je ne connais pas une tour qui ne penche pas en Italie, il faut bien avouer que celle-là penche certainement plus que les autres. Et puis c'est vrai qu'elle est belle.

Monter à son sommet vous en coûtera 15€. Sachant qu'à Pise, c'est la Tour l'attraction, donc si vous êtes sur la Tour, il n'y a plus grand chose d'intéressant à voir.

La Tour est visible d'assez loin car la région est assez plate. De toute façon vous ne pouvez pas la rater, c'est l'attraction du coin et toutes les routes vous y mèneront (indications: torre pendente)




Alors en fait, la Tour est insérée dans un ensemble comprenant un baptistère, une cathédrale, et la Tour (de gauche à droite sur la photo ci-contre).

Le tout est appelé Campo dei Miracoli (la place des miracles). Pour votre culture, sachez que cet ordre n'a rien de hasardeux. Il symbolise toutes les étapes de la vie : la naissance, la vie, et la mort (la Tour représente la montée de l'âme au ciel).







Le baptistère a la particularité de créer un écho incroyable. Lors de mon passage, le gardien avait d'ailleurs entonné un petit air pour nous le montrer.


Ci-dessous, la cathédrale. Intérieur et extérieur sont magnifiques.

A propos de la façade, sachez que cette manie de mettre des colonnades dans la partie supérieure de la façade a essaimé dans toute la région, voire toute l'Italie du nord, et qu'on parle de style... pisan!












Je ne reviens pas sur la Tour, et je vous emmène directement en bordure du Campo dei Miracoli, où derrière ces longs murs (photo de gauche), se cache un ensemble architectural remarquable (photo de droite).

Ce cloître a pour nom Camposanto (cimetière). Il abrite aujourd’hui une superbe collection de tombes et de sarcophages romains. Malheureusement, presque toutes les fresques du Camposanto ont été incendiées par les bombardements alliés au cours de la Seconde Guerre Mondiale. L'endroit reste malgré tout un havre de paix au beau milieu de la cohue touristique.


Vues du Camposanto



Une fois les indispensables monuments touristiques visités, je vous conseille de quitter le Campo dei Miracoli, et de vous aventurer dans la ville même de Pise. Elle mérite vraiment le détour.

Comme à Florence, l'Arno se la coule douce...




J'ai toujours trouvé qu'il y avait une certaine ressemblance entre les rives de l'Arno, à Pise (photo de gauche), et celles de la Saône, à Lyon (photo de droite), non?


A gauche, une petite église démontée et remontée quelques mètres plus haut pour cause d'innondations trop fréquentes! A droite, l'Ecole Normale de Pise, fondée par Napoléon sur le modèle de son homonyme française, c'est aujourd'hui l'université italienne la plus prestigieuse. La Scuola Superiore a le plus haut nombre de prix Nobel au monde.


Une église charmante, dont le nom m'échappe complètement!

Et puis à une quarantaine de kilomètres de Pise, il faut absolument aller visiter la Chartreuse (Certosa), un ancien monastère (de l'ordre des Chartreux – d'où son nom) désaffecté depuis 1972 et absolument magnifique. Malheureusement, les photos sont interdites dans la quasi-totalité de l'édifice (et les cartes postales sont introuvables), donc voici seulement de quoi vous donner une petite idée de l'ensemble.



L'intérieur du monastère est entièrement peint, c'est incroyable. La visite est obligatoirement guidée, et en italien seulement, par un vieux pépé absolument adorable ! C'est magique de visiter des lieux magnifiques encore épargnés par les foules touristiques...

Et pour couronner le tout, la Chartreuse est idéalement située dans un écrin de verdure des plus agréables...



Ainsi s'achève cette petite promenade dans Pise et ses environs. Comme d'habitude, j'ai essayé de vous montrer qu'à Pise il n'y avait pas que la Tour à voir. Cette ville mérite largement le détour pour d'autres raisons.

Enfin, pour les Routards, sachez que Pise est une ville très animée, et vraiment sympa le soir.

Encore besoin de vous convaincre?


Août 2002, allongés au pied de la Tour de Pise

Livourne / Livorno

A quelques kilomètres de Pise, Livourne est la grosse ville de la région.

J'y étais allé dans l'espoir d'apercevoir le coucher de soleil sur la mer.

Mal m'en a pris, puisque après une bonne heure de marche dans la ville en direction de la mer, j'ai réalisé que Livourne n'est en fait qu'un immense port industriel, et qu'à aucun endroit la mer est directement accessible.

J'ai donc rebroussé chemin.


San Vincenzo

Voici un endroit de la Toscane que vous ne trouverez pas dans les guides. Et pour cause, il n'y a strictement rien à voir!! J'ai atterri dans ce bled un peu par hasard, en voulant découvrir la côte toscane.

San Vincenzo, à quelques kilomètres au sud de Livourne, est une station "banale-néaire", c'est-à-dire prévue pour accueillir du monde l'été, et désertée l'hiver. Et comme j'y suis allé à 15 jours de Noël, c'est peu de dire qu'il n'y avait pas foule lors de mon passage...

Par contre, je garde un excellent souvenir de la balade en bord de mer, particulièrement beau à cet endroit.

Volterra



La route qui mène à Volterra est absolument magique. Ce n'est pas la Toscane clichée avec des cyprès de partout (ce sont finalement des paysages bien plus rares qu'on ne le pense), mais une campagne verdoyante (du moins en avril) et vallonnée à souhait (photo de gauche). Et puis soudain, au milieu de toutes ces collines, surgit un éperon rocheux au sommet duquel se dresse fièrement Volterra (photo de droite).

Les connaisseurs y verront immédiatement le signe que l'on approche d'une ville étrusque. En effet, cette civilisation qui a précédé et même, en quelque sorte, fondé l'Empire romain, et qui s'étendait dans une large partie de la Toscane actuelle, avait pour habitude de construire ses villes en hauteur, pour mieux se défendre.



L'héritage étrusque à Volterra, c'est principalement le musée étrusque (dont les deux photos ci-dessus montrent le jardin) absolument extraordinaire pour qui aime cette civilisation (et j'en fais partie!). Il regroupe des centaines d'urnes cinéraires retrouvées dans les environs. Certaines sont de véritables splendeurs.

Evidemment, l'histoire de Volterra ne s'est pas arrêtée aux étrusques. Les Romains sont bien sûr passés par là, laissant amphithéâtre, colonnes, et autres pierres non identifiées... mon bonheur!!!


Et aujourd'hui, on a vraiment l'impression de se promener dans une ville du moyen-âge...


La grande construction que vous voyez sur ces deux photos est aujourd'hui une prison


La place principale de Volterra est l'éclatante démonstration de l'importance de la ville à l'époque moyenâgeuse. Par chance, ici les sbires de Mussolini ne sont pas passés, et n'ont pas éventrés cette place splendide d'une construction de type fasciste, comme on en voit tant en Italie.


Le Palazzo Vecchio de Florence, à gauche, et le Palazzo dei Priori de Volterra, à droite, toujours sur la place principale de la ville. Vous ne leur trouvez pas une certaine ressemblance?

En fait la tradition (c'est-à-dire les guides) raconte que le Palazzo dei Priori de Volterra aurait inspiré le Palazzo Vecchio de Florence.

Au niveau chronologique, ça tient la route, puisque le premier a été achevé en 1257, alors que la construction du second ne commençait qu'en 1299. Et d'ailleurs, le Palazzo Vecchio de Florence s'appelait également Palazzo dei Priori à l'origine. CQFD!

Sinon, Volterra c'est aussi...


Une petite église charmante avec son baptistère



Une invitation permanente à la flânerie...


Des panoramas saisissants...


Et des couchers de soleil mémorables...

Si je vous ai toujours pas convaincu, c'est que vraiment, vous y mettez de la mauvaise volonté!

Allez, pour les plus réticents, j'ai encore de quoi vous faire craquer...


Les glaces y sont délicieuses...


San Gimignano

C'est en plein Chianti, cette région entre Florence et Sienne, et à quelques encablures seulement de Volterra, que surgit le petit village mondialement connu de San Gimignano.

Ses 13 tours médiévales lui confèrent une silhouette unique.

Ce petit village n'a pas volé sa réputation: il est absolument magnifique. Un guide parle de "la ville de Toscane ayant le plus conservé son aspect du Moyen Age". C'est 100 fois vrai.



Par contre, sachez que cette gloire a un prix: la foule.

Ici plus qu'ailleurs, il y a un monde inimaginable.

L'effet de masse est d'ailleurs renforcé par la petite taille de la ville et l'étroitesse de ses ruelles. Je vous conseille vivement d'y aller très tôt le matin, car c'est le seul moment où vous pouvez espérer échapper aux hordes de
touristes qui envahissent le village jusqu'à tard dans la nuit. Il faut dire que San Gimignano est sur toutes les brochures des agences de voyage.

Sur cette photo, à droite, on voit la file des voitures qui sont garées sur plusieurs kilomètres au pied de la colline. Les parkings payants situés aux abords du village sont toujours surchargés, et il faut attendre pour s'y garer.

Malgré tout, San Gimignano reste un incontournable de la Toscane, et si vous arrivez à faire abstraction de la marée humaine (ne vous fiez pas à la photo de gauche, j'ai profité d'une faille inespérée dans la foule!), vous serez forcément charmés par ce village.

Ne pas y aller serait dommage.







La photo de gauche et les photo ci-dessous montrent la place centrale du village. Superbe!





Les tours sont reines à San Gimignano.




Un mot sur la Collegiata, cette église à la façade sobre, voire moche, que l'on voit sur la photo de gauche ci-dessous (photo Internet). Rien ne laisse présager la richesse de ses décorations intérieur, et pourtant elles sont magnifiques (photo de droite ci-dessous).



Prenons un peu de hauteur pour terminer...








Une porte sur la Toscane
(San Gimignano, avril 2006)

San Galgano

Surtout ne désespérez pas d'arriver à San Galgano, ce site est vraiment paumé au milieu de nulle part. Et pour le coup, autant vous le dire tout de suite, les paysages ne sont pas des plus beaux dans les alentours.

La curiosité de San Galgano, c'est cette abbaye en ruine située au beau milieu d'un champs, et accessible librement (en journée).




C'est très mignon, mais ça ne mérite certainement pas la longue route qui a été nécessaire pour y arriver. Si jamais vous êtes de passage dans la région, pourquoi pas!

En repartant de San Galgano, je suis tombé complètement par hasard sur ce petit pont mignon tout plein!


Il s'agit du Ponte della Pia

C'est ce genre de découvertes inattendues que j'apprécie particulièrement dans le tourisme...

Sienne / Siena

Sienne compte certainement, avec Florence et Pise, parmi les villes les plus connues de Toscane. Rares sont les touristes qui ne visient pas au moins ces 3 villes lors d'un voyage dans la région.

Comme toujours, la foule est donc au rendez-vous (je vais pas m'éterniser dessus, je pense que vous commencez à avoir compris...) et comme toujours, ce n'est pas par hasard.

Sienne est ma gni gique!! Il faut compter au minimum une bonne journée pour visiter cette ville somme toute assez grande.

Ne vous fiez pas aux premiers abords de la ville (photo de gauche). Sous ses airs faussement dégradés, Sienne recèle de véritables trésors.

Ces maisons montrent d'ailleurs qu'on descend peu à peu dans le sud. Vous ne verrez jamais de tels entassements d'habitations à Turin, Milan, et même Florence. Par contre, ça ressemble beaucoup plus à certains quartiers de Rome ou même de Naples.

Alors ne perdons pas de temps, et jetons-nous à corps perdu dans la visite de Sienne.

S'il n'y a qu'un seul endroit à visiter à Sienne, c'est la fameuse Piazza del Campo, cette place en forme de conque sur laquelle se déroule deux fois par an le Palio, cette course de chevaux traditionnelle.




Ces quatre photos montrent la Piazza del Campo (celle en haut à gauche a été prise sur Internet). Pour que ce soit aussi désert, il faut y être à 8h30! A cette heure-là, c'est le calme plat...

La tour qui surplombe cette place (photo ci-dessus à droite) s'appelle la Torre del Mangia. Visible dans quasiment toute la ville, elle constitue un point de repère bien pratique pour s'orienter!


L'autre repère inévitable quand on se balade dans Sienne, c'est la tour du Duomo, facilement reconnaissable à ses rayures noires et blanches.


Le Duomo est l'autre visite incontournable de Sienne. Attention, on s'y bouscule à l'intérieur.

Photo du Duomo récupérée sur Internet, car lors de mon passage, un magnifique échafaudage recouvrait toute la façade et une partie des murs latéraux...

L'intérieur est splendide pour qui aime le gothique dans ce qu'il a de plus flamboyant. Les autres trouveront plus simplement que c'est "hyper chargé"! A vous de voir...


San Domenico, une autre église


Le Monte dei Paschi, la plus ancienne banque au monde toujours en activité (elle date du 15ème siècle). Le jour où j'ai pris ces photos, le 25 avril, est un jour férié en Italie (fête de la Libération, notre 8 mai à nous), et il y avait un petit concert devant la banque.

A part ça, Sienne, c'est...


Des petites ruelles couvertes par des arches...


Un nombre incalculable de petites cours splendides...


Le charme à l'italienne quoi!





Bref, Sienne, c'est vraiment... chouette!
(Sur la piazza del Campo, avril 2006)

Arezzo

Je préfère vous prévenir tout de suite, Arezzo n'est pas splendide. C'est une petite ville mignonne, certes, mais qui a été largement reconstruite après la guerre.

En fait, j’y suis allé en « pèlerinage », car je voulais marcher sur les traces de La Vie est Belle, cet inoubliable film de Roberto Benigni.

Toute la première partie du film, avant l'arrestation, a été tournée précisément à Arezzo.

Peut-être reconnaîtrez-vous certaines séquences à partir des photos suivantes ?


La Piazza Grande, où ont été tournées les scènes des premières rencontres entre Guido (Roberto Benigni) et Dora (Nicoletta Braschi). C'est aussi à l'angle haut-droit de la place (photo de gauche), que Guido fait tomber une clef du ciel (Maria, la chiave!)


C'est sur le parvis du Duomo que Guido déroule le tapis rouge à Dora, sous une pluie battante, après l'avoir récupérée à la sortie de l'opéra.


Arezzo, ce n'est pas que La Vie est Belle, c'est aussi...


La Pieve di Santa Maria, grande église romane à la façade impressionnante.


La maison natale de Giorgio Vasari, cet artiste toscan du 16ème considéré comme le premier historien de l'art.

Et pour finir cette petite balade en beauté, des ruines d'un amphithéâtre romain reconverti en parc public (faut dire qu'il reste vraiment pas grand chose!).

Caprese Michelangelo

Pour finir ce périple toscan, encore un endroit hors des sentiers battus où la voiture est indispensable: Caprese Michelangelo.

Je ne laisse pas planer le doute plus longtemps, il s'agit bien du village natal de Michel-Ange. J'espère ne pas avoir besoin de présenter Michel-Ange...

Les quelques photos qui suivent montrent sa maison natale, aujourd'hui reconvertie en musée.






Et c'est ainsi que se termine ce petit voyage en Toscane. Il y a bien évidemment mille autres choses à découvrir dans cette région. D'autres photos viendront certainement étoffer cette rubrique dans les années à venir... car c'est sûr, j'y retournerai!






Environs de San Gimignano, avril 2006

Ita-liens...

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